mardi 3 avril 2012

La pensée positive et ses effets

Il y a un danger très subtil dans le domaine de la foi. C'est le dérapage des  églises qui se disent «évangéliques» et qui glissent vers l'apostasie. On appel ce phénomène le «Néo-Évangélisme», la nouvelle manière d'évangéliser. Cela se manifeste par une philosophie sournoise venant des dirigeants, qui évitent tout ce qui peut être négatif dans le message de l'évangile. On prône la pensée positive comme plusieurs églises américaines. Je vais vous citer ce qu'un célèbre télé-évangéliste américain du nom de Robert H. Schuller a déclaré :

Il a dit: «Découvrez ce qui peut impressionner les gens qui ne vont pas à l'église et donner-leur.» Il croit qu'il ne faut jamais prêcher sur le péché et sur la perdition éternelle, afin de garder l'estime de soi chez les gens.

Shuller est un disciple de Normand Vincent Peal qui a écrit un livre sur la pensée positive. Ce livre s'est vendu à des centaines de millier d'exemplaires partout dans le monde. Et de là, Shuller a commencé à ciblé son message sur les besoins psychologiques et émotionnels des gens. Sa philosophie du ministère se résume dans un de ses livres parus en 1982 ayant pour titre: «L'estime de soi, la nouvelle réforme». Cela a démarré un changement radical dans les églises nord-américaines. Celles-ci ont glissé lentement à un autre évangile. Les églises ont abandonné leur raison d'être, qui est de servir le créateur au lieu de la créature.

La chose la plus importante aux yeux de Shuller, ce n'est pas d'être sauvé et d'éviter la perdition éternelle, et ce n'est pas ce que Jésus a fait à la croix. Pour lui la chose la plus importante était de déterminer quel était le besoin le plus essentiel sur lequel l'église devait se concentrer. Il a déterminé que le besoin le plus fondamental que l'humanité avait besoin était l'estime de soi.

Ainsi, nous avons assisté à l'apparition des églises émergentes en Amérique. A partir de cette philosophie, ces églises ont ciblé leurs messages sur les besoins capricieux de leurs adhérents au lieu de prêcher haut et fort la nécessité de la repentance pour être pardonné et devenir enfant de Dieu. Nous sommes passés à une religion sans Esprit-Saint, à un christianisme sans Christ, à un pardon sans repentance et à un salut sans régénération!

Donc dans ces églises on évite de prêcher, sur la dépravation totale de l'homme, sur la repentance pour obtenir le salut, sur la sanctification et sur le jugement à venir. Parler des massacres et de la persécution des croyants, du début de l'histoire de l'église jusqu'à nos jours, c'est scandaleux pour les adeptes de la pensée positive. Selon leur philosophie, on ne fait qu'éloigner le monde de l'évangile. Ils oublient que la mort et le sang versé de tous ces croyants à travers l'histoire fut une semence de vrai et de fidèle serviteur de Jésus-Christ.

Aujourd'hui dans plusieurs églises dites «évangéliques» on prend tous les moyens du monde pour attirer des personnes qui vont adhérer à l'assemblé. Au lieu de prêcher l'évangile de la repentance et de laisser le Seigneur travailler dans les cœurs, on emploie un discourt philosophique et flatteur, qui ne dérange et ne froisse personne. Avec cela nous nous retrouvons avec beaucoup d'adhérents qui n'ont jamais vécu l'expérience de la nouvelle naissance, qui est uniquement l'œuvre de Dieu dans les cœurs. (Évangile de Jean, chapitre 3)

Ce mouvement philosophique et anti-biblique de la «Nouvelle Pensée» s’est infiltré dans les milieux chrétiens pour y introduire la pratique de la Pensée Positive. Il l’a fait d’autant plus facilement qu’il emploie une terminologie d’apparence biblique.

En terminant je vous invite à lire un de mes documents d'histoire sur la 
«Compagnie des pasteurs» de Genève en Suisse en 1817, qui s'intitule:




Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire